A VOS AGENDAS


Le Congrès des Pharmaciens à Lyon

9 et 10 octobre 2021

 

 

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

Alain Guilleminot

Alain GUILLEMINOT

 

L'UTIP accompagne les officinaux pour les aider à délivrer des messages de prévention auprès des patients

 

La prévention est intimement liée au suivi et à l'accompagnement des patients. Nos cycles de formations sur le bilan partagé de médication comprennent des thèmes (tels que l'observance ou la iatrogénie) qui se prêtent tout particulièrement au déploiement de la prévention. Durant ces formations, nous apprenons au pharmacien à délivrer des messages clairs aux patients sur le suivi de leurs traitements. Quelques informations clés fournis par l'officinal lors des bilans de médication peuvent aider le patient à prévenir la iatrogénie médicamenteuse ou les problèmes d'observance.

 

L'entretien motivationnel est une démarche entreprise par le pharmacien pour amener le patient, de façon naturelle, à prendre les bonnes décisions concernant sa pathologie (par exemple : pour amener une personne asthmatique à arrêter de fumer). Plus le pharmacien se forme, plus il est à l'aise pour mener les entretiens motivationnels. Il acquiert ainsi les bons réflexes pour parler de prévention santé auprès de sa patientèle.


 

Projet de loi bioéthique

L’Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi bioéthique le 29 juin 2021. Le texte acte une évolution majeure du cadre bioéthique, en particulier l’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, tout en garantissant de nouveaux droits pour les enfants nés d’une PMA. La possibilité, pour les personnes nées de PMA avec une tiers donneur, d’avoir accès à l’identité du donneur de gamètes est désormais reconnue. À cet effet, la création d’une commission d’accès aux origines est confirmée. Autre mesure dans le champ de la procréation, la congélation et la conservation sans raison médicale des ovocytes pour les femmes et du sperme pour les hommes, est adoptée.

Dans le but d’améliorer l’accès à la greffe, le don croisé d’organes prélevés sur personnes vivantes sera facilité. Les possibilités de dons de moelle osseuse de la part d’un mineur ou d’un majeur protégé au profit de ses père et mère seront élargies. Le projet de loi prévoit également une évolution importante sur le don du sang, en rappelant qu’au-delà de l’interdiction de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, déjà inscrite dans la loi depuis 2016, les critères de sélection des donneurs de sang ne peuvent être fondés que sur la sécurité du donneur comme du receveur. Donner son sang répondra ainsi aux mêmes impératifs de sécurité sanitaire, et ce quelle que soit sa sexualité.
Les traitements de données issues de l’intelligence artificielle, utilisées pour des actes de soins, seront encadrés, et les personnes concernées seront informées de l’utilisation d’un tel traitement.
La recherche sur les embryons sera davantage encadrée et certains interdits sont réaffirmés : création de chimères par adjonction de cellules animales dans un embryon humain, création d’embryon à des fins de recherche, clonage et réimplantation d’embryons destinés à être réimplantés. La procédure pour les demandes d’autorisation de recherche sur les embryons et les cellules-souches issues d’un embryon sera allégée afin de faciliter les recherches, et le délai d’observation des embryons faisant l’objet de recherche sera fixé à 14 jours.
Enfin, ce projet de loi va également apporter un cadre réglementaire pour sécuriser la pratique du don des corps, action généreuse indispensable pour la formation de nos médecins et du progrès de la science.

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