A VOS AGENDAS


Nos e-soirées 2021

 

 

 

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

Alain Guilleminot

Alain GUILLEMINOT

 

L'UTIP accompagne les officinaux pour les aider à délivrer des messages de prévention auprès des patients

 

La prévention est intimement liée au suivi et à l'accompagnement des patients. Nos cycles de formations sur le bilan partagé de médication comprennent des thèmes (tels que l'observance ou la iatrogénie) qui se prêtent tout particulièrement au déploiement de la prévention. Durant ces formations, nous apprenons au pharmacien à délivrer des messages clairs aux patients sur le suivi de leurs traitements. Quelques informations clés fournis par l'officinal lors des bilans de médication peuvent aider le patient à prévenir la iatrogénie médicamenteuse ou les problèmes d'observance.

 

L'entretien motivationnel est une démarche entreprise par le pharmacien pour amener le patient, de façon naturelle, à prendre les bonnes décisions concernant sa pathologie (par exemple : pour amener une personne asthmatique à arrêter de fumer). Plus le pharmacien se forme, plus il est à l'aise pour mener les entretiens motivationnels. Il acquiert ainsi les bons réflexes pour parler de prévention santé auprès de sa patientèle.


 

Diabète de type 2 (DT2) et gliflozines

D’après les dernières études scientifiques disponibles, l’empagliflozine, la dapagliflozine et la canagliflozine non seulement contribuent à la maîtrise du DT2 mais surtout permettent de réduire le risque de complications cardiovasculaires (en prévention primaire ou secondaire). De plus, pour les patients avec un DT2 qui ont une maladie rénale chronique à un stade avancé ces patients, à risque d’évoluer vers une insuffisance rénale terminale, la canagliflozine permet de ralentir le déclin de la fonction du rein et donc de retarder la dialyse ou la greffe. Ces conclusions d’étude amènent la HAS à se prononcer en faveur du remboursement de ces trois gliflozines et leur octroie un SMR (service médical rendu) important. Elles doivent être utilisées en 2e ou 3e ligne (après échec des mesures hygiéno-diététiques et mise en place d’une monothérapie) et toujours en association avec la metformine, ou en cas d’intolérance à un sulfamide. En complément, la HAS octroie une ASMR (amélioration du service médical rendu) IV aux trois gliflozines évaluées dans le DT2 avancé et une ASMR III à la canagliflozine. Mais des incertitudes demeurent à ce jour quant aux effets indésirables des gliflozines. Ainsi, des effets indésirables atypiques par rapport aux autres médicaments du diabète sont décrits : infection génitale, risque d’amputation, risque d’acidocétose en l’absence d’hyperglycémie ou encore gangrène des parties génitales. L’instauration d’un traitement par gliflozine nécessite un examen clinique approfondi du patient afin de s’assurer qu’il ne présente pas de sur-risque de survenue de ces effets. En outre le patient devra bénéficier d’une information complète afin d’être en mesure de détecter au plus tôt ces effet indésirables.

  Retour à l'accueil